10 romans sur le suicide et la dépression

Par Murielle Kannayi
10 mins Lecture
romans sur le suicide

Avez-vous déjà cherché des romans sur le suicide ? Pour ma part, j’ai toujours ressenti le besoin de pouvoir m’identifier dans ce que je lis. C’est toujours rassurant de lire des mots qui décrivent parfaitement notre ressenti. On se sent compris et ce sentiment de solitude nous habite moins.
Certains romans sur le suicide sont difficiles à lire, du fait des thématiques qu’ils abordent. Ils peignent la vie que certains d’entre nous vivent avec douleur, amertume. J’ai lu les romans de cette liste et bien que ne traversant pas tous les thèmes, ils m’ont fait l’effet d’une douche froide. Plusieurs ont de belles fins, d’autres nous montrent que la vie n’est pas que « ils vécurent heureux jusqu’à la fin des temps ».

  1. Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain (anorexie, suicide, dépression)
  2. Zouck de Pierre Bottero (suicide, TCA, dépression, catfish)
  3. Je suis une fille de l’hiver de Laurie Halse Anderson (anorexie, suicide)
  4. L’esquisse du bonheur de Akemi Dawn (suicide, viol, identité culturelle)
  5. The Hate You Give d’Angie Thomas (racisme, pression sociale)
  6. Nos étoiles contraires de Jonh Green (mort, maladie)
  7. Loveless d’Alice Oseman (identité, pression sociale, orientation)
  8. Je veux manger ton pancréas de Yoru Sumino (mort)
  9. Ce sera moi de Lee Lyla (grossophobie)
  10. My life matters de Jay Cole (racisme, violence)

1) Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain
TW : anorexie, suicide, dépression

romans sur le suicide

Résumé

« On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des noeuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà.La dépression. Ma faiblesse.Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début.J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois. Le 6 avril 2016. Par euthanasie volontaire assistée. »

Mon avis :

Camille souffre d’anorexie. C’est d’autant plus difficile, car le mal réside dans sa tête. Elle se voit très grosse. Elle ne voit d’ailleurs que ça. Sa vie est devenue une succession de chiffres sur la balance.

Si, plus jeune, elle ne s’est guère occupé de son poids, tout est devenu plus difficile lors de son adolescence. Un copain qui trouvait qu’elle serait plus belle avec quelques kilos en moins, sa mère qui lui passe discrètement les salades. De petites phrases et actions glissées ci et là qui lui ont ruiné la vie.

Elle est adulte maintenant et souhaite mettre fin à ses jours. Non pas s’empiffrer de somnifères dans sa chambre et mourir d’overdose, mais intégrer une clinique où elle se fera injectée une substance mortelle. Une mort assistée. Ma première reco de cette liste de romans sur le suicide est assez particulière.

J’ai écrit une chronique détaillée sur Quand la nuit devient jour que je vous invite à lire.

2) Zouck de Pierre Bottero (romans sur le suicide)
TW : suicide, TCA, dépression

Résumé :

Après avoir surpris une conversation entre son professeur de danse et un célèbre chorégraphe, Anouck, dite Zouck, passionnée de danse, décide de perdre quelques kilos. Très vite, elle se laisse entraîner dans la spirale des régimes et sombre dans l’anorexie. Il lui faudra l’amour de sa famille et le soutien de sa meilleure amie Maïwen pour sortir de l’engrenage.

Mon avis :

J’ai lu Zouck il y a plusieurs années, mais j’en garde encore un net souvenir. Le combat ou plutôt l’engrenage dans lequel s’est retrouvé Zouck pourrait facilement être notre quotidien à tous.
Elle est seule dans un monde où elle ne voit qu’une chose : des chiffres sur son poids.
Le roman est écrit de manière simple et décrit la descente aux enfers d’une jeune danseuse qui rêve de voler dans les airs. Et heureusement, c’est aussi l’histoire de sa reconstruction.

3) Je suis une fille de l’hiver de Laurie Halse Anderson (romans sur le suicide)
TW : anorexie, suicide

Résumé :
« Lia et Cassie sont inséparables. Elles sont des « filles de l’hiver », prisonnières de leurs chétifs corps glacés, partageant tout, et pourtant concurrentes dans une course mortelle à la maigreur. Mais le jour où Cassie meurt, Lia se retrouve hantée par les souvenirs et ravagée par la culpabilité.

Mon avis :
Préparez les mouchoirs. Mais vraiment, parce que ça va faire très mal tout ça.
Le roman est très difficile. Pas tant sur le plan de l’écriture. L’autrice a fait un très bon travail. Mais plutôt sur le plan de l’histoire en elle-même. C’est dur.
Mais en même temps, c’est un roman indispensable pour comprendre un mal qu’on ne voit pas et qui est bien plus proche de nous qu’on a osé l’imaginer. Un des romans sur le suicide les plus bouleversants.

4) L’esquisse du bonheur de Akemi Dawn
TW : suicide, viol

romans sur le suicide

Résumé :
Kiko Himura ne s’est jamais sentie à sa place. Avec une mère qui la rabaisse tout le temps et son métissage japonais qui la rend différente aux yeux des autres, elle préfère se rendre invisible, certaine qu’une fois qu’elle aura intégré l’école d’art de ses rêves, tout s’arrangera. Car Kiko mise tout sur son avenir, l’esquisse d’un bonheur si proche… Pourtant, quand elle croise par hasard Jamie, son amour d’enfance, et que sa mère lui annonce le retour dans leurs vies de la personne qu’elle déteste le plus au monde, c’est son passé qui resurgit…

Mon avis

J’ai simplement adoré ma lecture de L’esquisse du bonheur. En tout point. Et ce n’était pas vraiment gagné d’avance.
Kiko est une fille absolument touchante et son histoire brise le cœur. J’ai aimé suivre sa reconstruction, lente sans précipitation. Lisez ce livre.

5) The Hate You Give de Angie Thomas
TW : racisme, violence, mort

Résumé :
Starr a seize ans, elle est noire et vit dans un quartier difficile, rythmé par les guerres entre gangs, la drogue et les descentes de police. Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic ; tous les jours, elle fait le grand écart entre ses deux vies, ses deux mondes. Mais tout vole en éclats le soir où son ami d’enfance Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux. Starr est la seule témoin. Et tandis que son quartier s’embrase, tandis que la police cherche à enterrer l’affaire, tandis que les gangs font pression sur elle pour qu’elle se taise, Starr va apprendre à surmonter son deuil et sa colère ; et à redresser la tête

Mon avis :
Ne dit-on pas que le livre est toujours meilleur au film ? J’ai découvert THUG grâce au film qui m’avait fait l’effet d’une grosse douche froide. Je me suis plongée dans le livre quelques mois plus tard avec hâte et envie. Et je ne fus pas déçu. L’histoire de Starr est émouvante, mais au-delà de cela, on s’identifie facilement à elle, à ses déboires. On parle de racisme, d’injustice, d’identité culturelle, mais aussi du fait de se sentir à sa place dans un entourage qui ne nous ressemble pas.

6) Nos étoiles contraires de Jonh Green
TW : mort, maladie

romans sur le suicide

Résumé :
Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature.
Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Mon avis
Y a-t-il de la place pour l’amour quand on sait que l’on va mourir ? Est-ce qu’on devrait se refuser à aimer parce que nos jours sont comptés ?
Hazel et Augustus nous embarquent dans un quotidien difficile. Un quotidien qui côtoie la mort, la maladie et la dépression à chaque instant.
Five Feet Apart de Mikki Daughtry et Tobias Laconis est dans cette même lignée.
Je vous recommande les deux livres. Deux histoires qui vont vous faire pleurer.

7) Loveless d’Alice Oseman

Thèmes : identité, pression sociale, orientation

Résumé :
Georgia n’a jamais été amoureuse, n’a jamais embrassé qui que ce soit. Elle n’a même jamais eu de crush. Mais en tant que romantique endurcie passionnée de fanfictions, elle est persuadée qu’elle finira par trouver LA bonne personne.
Alors qu’elle commence l’université aux côtés de ses meilleurs amis Pip et Jason, Georgia est fin prête à trouver l’amour. Et avec une colocataire extravertie et une place à la Shakespeare Society, son rêve semble sur le point de se réaliser.
Or lorsque ses désirs de romance sèment la pagaille au sein de ses amis, Georgia se retrouve embourbée dans sa propre tragédie. Elle commence à se demander pourquoi l’amour paraît si simple pour les autres et pas pour elle. Avec un nouveau vocabulaire jeté à ses pieds – asexuelle, aromantique -, Georgia est plus incertaine que jamais face à ses sentiments.
Est-elle vraiment destinée à rester sans amour ? Ou s’est-elle trompée de voie depuis le début ?

Mon avis :
J’ai lu ce roman, il y a peu. Et pourtant, ce n’est pas faute d’en avoir entendu parler.
Georgia cherche des réponses à des questions qui semblent évidentes pour la plupart des gens. Elle tâtonne et se demande pourquoi tout n’est pas « normal » ?
Mais c’est quoi être « normal » ? Qui définit les règles de ladite norme ?

8) Je veux manger ton pancréas de Yoru Sumino (mort)

“Je veux manger ton pancréas ! ”
À ces mots, je me figeai.
“J’ai vu ça hier, à la télévision. Autrefois, si une partie de son corps était malade, on mangeait la même partie du corps d’un animal pour guérir. C’est pour ça que… Je veux manger ton pancréas !”
En temps normal, je l’aurais ignorée. Qui ça ? Sakura, ma camarade. Elle était atteinte d’une grave affection du pancréas qui la condamnait, et pourtant… C’est avec moi, un parfait inconnu, qu’elle avait choisi de partager ses derniers jours. Sa seule requête : que l’on vive ensemble une vie entière, le temps d’un printemps…

Mon avis :
Il y a moyen que je mette ce roman dans la plupart des listes que je ferai tellement il était bien écrit. On parle de mort, du caractère bref de la vie, de l’incertitude du lendemain et de la magie du moment présent.
J’ai adoré chaque chapitre de ce roman et l’écriture était splendide. Aucune lourdeur. Un ouvrage presque philosophique. Découvrez mon avis complet sur Je veux manger ton pancréas de Yoru Sumino juste ici.

9) En équilibre de Morgane Moncomble
TW : grossophobie, T.O.C

Résumé :
Lara, dix-sept ans, vit à New York avec ses parents et sa sœur jumelle, Amélia. Toutes deux sont très fusionnelles, et pour Lara, ça a toujours été elle et sa sœur contre le monde entier. Depuis leur plus jeune âge, elles sont passionnées de cirque et sont même inscrites dans un club. Mais alors que pour Amélia, le cerceau aérien devient un hobby, pour Lara, il reste fondamental : une de ses façons de respirer. Si bien qu’elle voudrait en faire son métier et un jour peut-être se produire sur la scène du plus grand Cabaret du monde ! Seulement, ses parents ne voient pas les choses sous cet angle.

D’autant que, si les deux sœurs se ressemblent en tout point, il y a bien une chose qui les différencie : là où sa sœur est mince, Lara est considérée comme une fille grosse. Une image douloureuse à porter et génératrice d’une grande anxiété pour la jeune fille. Elle va devoir lutter contre ses démons et ses T.O.C. qui lui rendent la vie infernale. Pourtant, elle reste- ra prête à toute pour prouver qu’elle aime son corps, et qu’il ne l’empêchera jamais d’être la meilleure, perchée dans les airs…

Mon avis :
Ce roman est une claque. En tous points.
Lara est un personnage très inspirant et son histoire est archibouleversante. J’ai aimé sa force de caractère, son courage. Elle qui se bat contre tout et contre elle-même.
Vous devriez lire mon avis complet… Parce que je risque de ne rien dire de plus que « vous devez lire cette pépite ».

10) My life matters de Jay Cole
TW : racisme, violence, meurtre

Au début, on était quatre. Mes meilleurs potes, mon jumeau et moi. Nés dans un quartier où tout est moche, sale et criblé de balles, on s’en est plutôt bien tirés. Tyler est un gars cool et populaire. Je bosse dur pour sortir du ghetto. On peut être noir et réussir dans ce monde de Blancs. En tout cas, c’est ce que je croyais. Jusqu’au jour où Tyler a disparu …

Mon avis :

Un roman court. Une lecture que j’ai cru « simple » à cause de cette simple donnée. Mais que nenni.
On entre en plein dans le monde Tyler. On vit l’injustice de plein fouet. C’est écrit sans ambages, et j’ai eu l’impression de vivre chaque scène. Ça claque de partout. On parle surtout de racisme, d’injustice et de dépression. J’ai jugé bon de le mettre dans cette liste de romans sur le suicide.

Conclusion
Voilà. Nous sommes à la fin de cette liste de romans sur le suicide. J’espère que vous avez découvert de nouvelles idées de romans sur le suicide et avez fait une sélection dans cette liste. J’en ai fait une autre sur les romans qui pourront vous faire pleurer. Vous pouvez le découvrir juste ici.

Si vous avez apprécié cet article, n’hésitez pas à le partager à un.e ami.e. Cela pourrait lui être utile pour sortir d’une panne de lecture. Comme je le dis, on n’en a jamais assez. Vous pouvez également me laisser un commentaire, ça fait toujours plaisir… Je me sentirai moins seule. Merci beaucoup pour le temps que vous prendrez. Much love (yes, i’m bilingual) (c’est faux, mais faites genre).

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